Le chaland gallo-romain se reconstruit

Le chaland gallo-romain du IIe siècle de Lyon se reconstruit

En 2004, l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), dans le cadre de fouilles menées à Lyon, en bord de Saône, lors du chantier du parking Saint-Georges, avait mis au jour une série d’objets et seize embarcations datant de l’antiquité au XVIIIe siècle, dont l’épave d’un chaland gallo-romain datant du IIe. Une barque exceptionnelle que le conseil général du Rhône de l’époque a eu à cœur de faire restaurer. Aujourd’hui c’est la Métropole de Lyon qui a pris le relais.

Sa sauvegarde va prendre plusieurs années. En effet, pour un problème de place dans les installations grenobloises du laboratoire Arc-Nucléart ­ chargé de sa restauration, l’embarcation, qui mesurait à l’origine 28 mètres de long sur 5 mètres de large (Des 28 mètres, seuls 15 mètres de la barque ont pu être conservés), a été « découpée » en six tronçons, puis immergée dans un lac, dont l’endroit a été tenu secret, pendant 10 ans.

C’est en janvier 2014, que les imposants colis seront remontés à la surface de l’eau avant d’être acheminés vers l’atelier de restauration d’Arc-Nucléart à Grenoble. Des spécialistes de la conservation et restauration sont depuis chargés de la consolider, la sécher, la restaurer et la mettre sur support avant son retour en terre lyonnaise en 2018. Cette péniche antique à fond plat en chêne, qui ne présente aucun aménagement intérieur, et qui servait au transport de marchandises, sera à terme exposée au musée gallo-romain de Lyon-Fourvière. Lequel doit réunir les conditions climatiques favorables à son exposition (20 ° et 40 % d’hygrométrie). Les actuelles réserves du musée, une fois réaménagées, devraient faire l’affaire.

By | 2016-10-24T16:52:06+01:00 29/09/2016|