Le PCF 2017-10-05T16:40:40+00:00

Le PCF

Les femmes et les hommes qui s’associent pour constituer ensemble le Parti Communiste Français ont en projet commun de vouloir répondre aux immenses défis de notre époque par l’émancipation de chacun, la maîtrise sociale, la mise en commun et le partage des connaissances, des pouvoirs, des richesses. Elles et ils refusent un monde où les possibilités considérables qui surgissent de l’activité et du génie humain sont dévoyées en pillage des ressources, en concurrence aveugle, en affrontements et en guerres ; une société d’injustices et d’inégalités où les forts écrasent toujours les faibles. Elles et ils considèrent que la toute puissance de l’argent peut être combattue, que le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire.Leur engagement politique a pour raison d’être de promouvoir la pleine autonomie et le plein épanouissement de chaque femme et de chaque homme en faisant reculer, jusqu’à leur dépassement, toutes les formes sociales d’exploitation, de domination et d’aliénation.

Des êtres humains libres, égaux et associés, c’est la conception révolutionnaire qu’elles et ils se donnent d’un communisme libérateur d’humanité.

Les communistes font du développement de l’intervention du peuple, donc du progrès historique de la démocratie l’axe majeur de leurs efforts. L’élargissement des droits, des pouvoirs, de l’accès au savoir et à la culture dont dispose effectivement et également dans la société chaque être humain leur paraît être la condition déterminante pour que les choix collectifs, l’utilisation de l’argent et de toutes les ressources soient efficaces et attentifs aux intérêts de tous. Ils entendent explorer toutes les voies de la démocratie participative pour impulser l’intervention citoyenne.

L’action pour une société, un monde plus justes et plus humains ne doit plus jamais se retourner contre l’espoir qu’elle porte. La visée émancipatrice du communisme se concrétise dans son action au quotidien pour y faire progresser et prévaloir, sous toutes les formes possibles, au rythme des luttes et des rassemblements qu’appellent les défis de notre époque, la liberté, l’égalité, la fraternité, la paix. Les communistes sont ouverts à toutes les forces du mouvement social comme à toutes les énergies citoyennes. Les enjeux de la lutte de classes s’étendent à de nouveaux acteurs et terrains. Ils revêtent de plus en plus une dimension européenne et mondiale. Les communistes sont parties prenantes de toutes les mobilisations et de toutes les luttes émancipatrices. Elles et ils agissent dans la société, les entreprises et les institutions pour mettre en cause l’hégémonie de la rentabilité financière et toutes les dominations, ainsi que les pouvoirs des forces sociales, économiques et politiques qui les incarnent. Les communistes travaillent à conquérir avec et pour toutes et tous, de nouveaux droits et pouvoirs. L’objectif essentiel de leur organisation est de favoriser le rassemblement, l’intervention et la participation à la décision politique, à égalité de droits, de toutes les femmes et de tous les hommes qui entendent travailler dans cette perspective. Il s’agit d’inventer une forme radicalement neuve de pratiques politiques et de parti politique.

humanite

Les motivations de l’adhésion au Parti Communiste Français sont diverses, enracinées dans les valeurs, les apports et la créativité des combats révolutionnaires — nourris par les découvertes théoriques, les anticipations de Marx — pour se libérer du capitalisme, le dépasser, dans l’histoire de toutes les luttes émancipatrices, féministes, humanistes, antiracistes, écologistes, pacifistes, anticolonialistes et anti-impérialistes, pour la laïcité, contre toutes les discriminations et exclusions, etc.

La diversité est gage d’efficacité. Investie dans la construction collective des orientations et des décisions, elle permet aux communistes de travailler en permanence, dans un rapport ouvert et vivant avec la société, à un projet politique émancipateur. Elle implique des formes et des pratiques d’organisation qui font de la reconnaissance et du respect des opinions différentes sur les objectifs et les stratégies à mettre en œuvre une dimension essentielle de la souveraineté des communistes. C’est à partir de cette diversité que s’organise le débat dans le Parti communiste français, et que s’élaborent démocratiquement les choix et les décisions prises à la majorité qui constituent le bien commun et fondent l’unité du Parti.

Extrait du préambule des statuts du Parti Communiste Français

Organigramme

Pierre Laurent

Né le 1er juillet 1957 à Paris, Pierre Laurent est journaliste. Il a été élu secrétaire national du Parti communiste français, le 20 juin 2010, au 35e congrès du PCF (Paris – La Défense). Depuis le 5 décembre 2010, il préside le Parti de la gauche européenne (PGE). Conseiller régional d’Ile-de-France de mars 2010 à décembre 2015, il occupe actuellement un fauteuil de sénateur depuis le 20 septembre 2012.

Adhérent du PCF depuis 1972, Pierre Laurent a été, de 1982 à 1985, secrétaire national de l’Union des étudiants communistes (UEC) pendant ses études d’économie à l’Université de Paris I Panthéon-Sorbonne. Titulaire d’une maîtrise de sciences économiques, il entre à la rédaction du journal L’Humanité en 1985. Il devient rédacteur en chef du quotidien en 1999, puis directeur de la rédaction en novembre 2000. La même année, au 30e congrès du PCF, il est élu membre du Conseil national.

En 2009, il est le principal rédacteur du texte adopté par le 33e congrès du PCF. Il devient coordinateur national, en charge d’animer la direction collégiale du PCF, et quitte alors ses fonctions à la direction de L’Humanité. Aux élections régionales de mars 2010, il conduit en Île-de-France la liste « Ensemble pour des régions solidaires, écologiques et citoyennes » (Front de gauche, Alternative citoyenne, Alternatifs…) qui obtient 6,55 % des suffrages exprimés au premier tour.

Pierre est marié et père de trois enfants. Il vit toujours dans le quartier populaire de l’Est parisien dans lequel il a grandit, Belleville-Ménilmontant.

L’Espace Niemeyer

En 1965, le Parti communiste français dont les locaux sont dispersés dans Paris, décide de lancer la construction d’un nouveau siège pour accueillir sa direction nationale. C’est à l’architecte brésilien Oscar Niemeyer déjà célèbre pour la construction de Brazilia, la capitale du Brésil, qu’est confié cette tâche. Il a notamment réalisé en France le centre culturel de la Ville du Havre dit « Le Volcan », la Bourse du Travail de Bobigny, ou encore l’ancien siège de l’Humanité à Saint-Denis. Situé « place du Colonel-Fabien », qui rend hommage au résistant communiste Pierre Georges, dit « le Colonel Fabien », le lieu porte sémantiquement les mêmes initiales que le nom du parti (PCF).

Entouré de Jean Deroche, Paul Chemetov et Jean- Maur Lyonnet, Oscar Niemeyer a gracieusement offert les lignes du Siège au Parti communiste français et aux parisiens. Le siège sera construit en deux temps : entre 1969 et 1971 pour l’immeuble, tandis que la coupole, le parvis et le hall souterrain ne furent achevés qu’en 1979-1980. Entre temps, le Programme Commun y sera signé par le Parti Communiste, le Parti Socialiste et le Mouvement Radical de Gauche le 27 juin 1972.

Il est un témoignage exceptionnel de l’architecture moderne au XXe siècle. Depuis une dizaine d’année, l’Espace Niemeyer est devenu le lieu privilégié d’expressions artistiques d’exceptions dont celle de Jean- Paul Gauthier, Alain Souchon, ou encore Michel Gondry. Le Hall d’entrée de plus de 1 000 m2 accueille dans l’espace Niemeyer, de grandes expositions artistiques, comme Putain de guerre du dessinateur Jacques Tardi en 2014, ou Horsesvisions du peintre Jacques Benoit et de la photographe Véronique Durruty en 2015.

Il est classé au titre des monuments historiques depuis le 26 avril 2007.

Quelques chiffres