Le statut des fonctionnaires : une avancée révolutionnaire !

Créé à la fin de la seconde guerre mondiale par Maurice Thorez (vice-président du Conseil et secrétaire général du PCF), le statut général des fonctionnaires porte l’empreinte des idéaux émancipateurs du mouvement communiste.

La loi du 19 octobre 1946 pose les grands principes :

– un système de rémunération distinguant le grade (avancement dans la carrière) de l’emploi (poste d’affectation) ;

– un régime de sécurité sociale et de retraire ;

– la reconnaissance de la liberté syndicale.

Un salaire minimum est créé, porté à 120% du minimum vital (« Par minimum vital, il faut entendre la somme au-dessous de laquelle les besoins individuels et sociaux de la personne humaine considérés comme élémentaires et incompressibles ne peuvent plus être satisfaits. »).

Face à un schéma passéiste et sans imagination, le PCF a proposé et mis en place un modèle novateur et pour ainsi dire futuriste

Arrivé au pouvoir dans un contexte d’état d’urgence, le général De Gaulle profite de l’instauration de la 5e République pour abroger ce statut à coups d’ordonnances.

Il faudra attendre la proposition de loi d’un autre ministre communiste pour que les droits des fonctionnaires soient réaffirmés et élargis aux autres agents publics.

Portée par Anicet Le Pors, la loi du 13 juillet 1983 est unit les 3 fonctions publiques – d’État, territoriale et hospitalière à travers 3 principes.

– égalité : le recrutement dans la fonction publique se fait par concours ;

– indépendance : le grade, propriété du fonctionnaire, est séparé de son emploi ;

– responsabilité : la société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.

Ce statut n’est pas un privilège, c’est un modèle !

Le travail du ministre communiste conduit également à la création des commissions administratives paritaires, destinées à soustraire les travailleurs à l’arbitraire hiérarchique. Ces instances, composées de représentants de la direction et du personnel, s’expriment sur les questions relatives à la carrière mais aussi en matière disciplinaire.

La sécurité de l’emploi, la possibilité de progresser dans sa carrière, la participation démocratique des salariés à l’évaluation de leur travail : c’est vers ce modèle que doivent tendre tous les travailleurs, et non l’inverse !

Non au nivellement par le bas, oui à la modernisation du salariat !

By | 2017-10-20T08:27:59+00:00 19/10/2017|