Le terrible constat de la Fondation Abbé-Pierre

Vous avez des problèmes de logement ? Vous n’êtes pas les seuls ! Selon la Fondation Abbé-Pierre, plus de 15 millions de personnes en France sont affectées par la crise du logement, soit près d’un quart de la population ! Et bien que cette situation empire d’année en année, aucun gouvernement ne semble avoir pris conscience du problème.

 

Une crise structurelle

Le président a déjà trahi sa promesse de ne voir personne dormir dans la rue à la fin de l’année 2017 : plus de 200 mille personnes sont encore dans cette situation, entre les SDF et les habitants des bidonvilles et autres campements de fortunes qui fleurissent dans la cinquième économie mondiale. Sur les 5 dernières années, 120 personnes mortes dans la rue ont été recensées par les associations, un chiffre bien en-dessous de la réalité.

 

Parce que leur situation est moins dramatique, la plupart des mal-logés s’estiment heureux d’avoir un toit sur la tête. Pourtant les mauvaises conditions d’habitat ne sont guère enviables : près d’un million de personnes s’entassent dans des logements trop petits, 2 millions sont privées du confort que l’on peut attendre d’un logement moderne (eau courante, coin cuisine, etc.).

 

La Fondation Abbé-Pierre relève également une augmentation du nombre de personnes fragilisées par le coût financier du logement. Alors que le nombre d’expulsions par la force bat des records, les impayés restent stables, les locataires étant de plus en plus nombreux à renoncer à se chauffer pour payer leur loyer.

 

Qui a dit que les pauvres n’étaient pas écolo ?

Sans surprise, les personnes qui souffrent le plus du logement sont les classes populaires.

Le coût du logement représente plus de la moitié des revenus des plus pauvres (55,9%), près d’un tiers pour l’ensemble des classes populaires, alors qu’il représente en moyenne un huitième des revenus des plus riches !

 

Le logement est révélateur du rapport de force actuel : les revenus du travail (salaires et allocations issues de l’assurance sociale) sont redistribués vers la rente immobilière.L’absence de régulation permet la spéculation qui pèse lourdement sur les prix à l’achat comme à la location.

 

Les lois successives ont démontré leur inefficacité : le secteur privé est favorisé au détriment du logement social, les contribuables aisés sont privilégiés par les nombreuses niches fiscales. À l’inverse, le gouvernement Macron prévoit la suppression de plus de 3 milliards d’euros par an sur le budget du logement.

 

Les solutions politiques

Il n’y a aucune politique à long terme : on se contente de gérer l’urgence : on ne propose pas de logement, mais des abris, avec des solutions d’hébergement en sous-nombre qui entraînent une hiérarchisation des situations de détresse.

 

Face à cela, nous exigeons des mesures concrètes :

  • Les prix de l’immobilier doivent être fixés par les pouvoirs publics ;
  • Des logements doivent être construits, en nombre et en qualité suffisantes pour couvrir les besoins de la population.

 

Parce que toute personne a droit à un logement décent et abordable, il faut passer aux actes !

 

By | 2018-01-31T12:02:59+01:00 30/01/2018|