Lyon: Cérémonie aux pieds du Veilleur de pierre vendredi 27 juillet à 17h


Lyon: Cérémonie aux pieds du Veilleur de pierre vendredi 27 juillet à 17h

Au coin de la rue Gasparin et de la place Bellecour à Lyon, se dresse, depuis 1948, une statue de trois mètres de haut. Il s’agit d’un mémorial rappelant l’assassinat par les Allemands, le 27 juillet 1944, des résistants Albert Chambonnet, Gilbert Dru, Léon Pfeffer, René Bernard et Francis Chirat
Dans la nuit du 26 au 27 juillet 1944, une explosion retentissait près d’un café-restaurant, « Le Moulin à vent », donnant sur la place Bellecour fréquenté par des soldats allemands et la milice. Si aucun mort n’était à déplorer, les représailles furent immédiates. Le lendemain de l’explosion, 27 soldats allemands fusillaient cinq hommes connus pour des faits de résistance : Albert Chambonnet, né le 4 octobre 1903 à Bessèges chef régional des Forces françaises de l’intérieur, Francis Chirat,né le 7 août 1916 à Villeurbanne, membre de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, Gilbert Dru,né le 2 mars 1920 à Viols-le-Fort responsable de la Jeunesse Etudiante Chrétienne, Léon Pfeffer, membre du bataillon Carmagnole né le 12 octobre 1922 à Nancy, militant communiste et René Bernard, né le 3 octobre 1904 à Malakoff militant communiste.
Le veilleur de pierre se dresse à l’emplacement précis où les cinq hommes furent fusillés.
Cette exécution a fortement marqué les lyonnais
Dès 1945, la presse locale s’interroge sur le devenir de ce lieu symbolique. En avril 1947, le lieu est officiellement désigné pour recevoir un projet mémoriel. En mai 1947, le projet du sculpteur Georges Salendre et de l’architecte Louis Thomas reçoit l’aval des associations de résistance.
Le Veilleur de pierre est inauguré le 4 septembre 1948. Selon Georges Salendre, la statue est inspirée d’une œuvre de Donatello réalisée pour l’église d’Orsanmichele à Florence.
Ne jamais oublier
Le nom de « Veilleur de pierre » s’inscrit dans la continuité de l’œuvre du sculpteur. En effet, l’Homme représenté veille sur les valeurs démocratiques et républicaines. Les symboles républicains, croix de Lorraine ou encore bonnet phrygien, ornent l’écu sur lequel ses mains reposent. La statue est taillée dans une pierre de Villebois et de Pouillenay.
Derrière la sculpture, se trouve un sanctuaire commémoratif : les noms des cinq fusillés sont gravés bien entendu, mais aussi les multiples lieux de massacre en Rhône-Alpes, les camps d’internement, de concentration et d’extermination nazis sont rappelés.
Une phrase conclut cette énumération : « Passant va dire au monde qu’ils sont morts pour la Liberté ».
Chaque année, le 27 juillet, un hommage est rendu à ces cinq résistants, qui étaient détenus à la prison de Montluc et qui ont été choisis au hasard.

By | 2018-07-26T16:03:51+00:00 26/07/2018|